Aller au contenu
Cerno Law FirmCERNOLAW FIRM

Immigration

Immigration au Luxembourg : guide complet par nationalité (2026)

Par Maître Cora Maglo, Avocate à la Cour30 juin 2026Mis à jour le 5 juillet 202616 min

Relu et validé par un avocat inscrit au Barreau de Luxembourg.

Réponse rapide

Au Luxembourg, le parcours d’immigration dépend d’abord de la nationalité. Les citoyens UE, EEE et Suisse circulent librement (séjour libre 3 mois, puis déclaration d’arrivée et enregistrement). Les ressortissants de pays tiers doivent obtenir une autorisation de séjour avant l’entrée, souvent après un test du marché de l’emploi via l’ADEM.

S’installer ou travailler au Luxembourg ne suit pas un parcours unique : la première question est la nationalité. Les citoyens UE, EEE et Suisse bénéficient de la libre circulation (formalités déclaratives). Les ressortissants de pays tiers doivent obtenir une autorisation de séjour avant l’entrée, souvent après un test du marché de l’emploi via l’ADEM, puis un visa D et un titre de séjour. Des voies spécifiques existent selon le profil : carte bleue européenne, transfert intragroupe, investisseur, indépendant, regroupement familial, étudiant. Le cadre repose sur la loi modifiée du 29 août 2008. Un avocat en immigration qualifie le parcours et sécurise le dossier.

En bref

  • La nationalité est le critère n°1 : elle détermine libre circulation ou autorisation préalable.
  • Citoyens UE / EEE / Suisse : formalités déclaratives (déclaration d’arrivée sous 8 jours, enregistrement sous 3 mois), sans permis de travail.
  • Ressortissants de pays tiers : autorisation de séjour à obtenir avant l’entrée, une demande depuis le territoire étant en principe irrecevable.
  • Pour les salariés hors UE : test du marché de l’emploi via l’ADEM, sauf profils dispensés.
  • Des voies spécifiques existent : carte bleue européenne, transfert intragroupe (ICT), investisseur, indépendant, regroupement familial, étudiant, Working Holiday.
  • Cadre juridique : loi modifiée du 29 août 2008 sur la libre circulation des personnes et l’immigration.
Les voies spécifiques d’immigration au Luxembourg
VoiePour quiCondition clé
Carte bleue européenneCadre hautement qualifié hors UEDiplôme du supérieur ou expérience qualifiée équivalente, contrat d’au moins 6 mois, salaire annuel au moins égal au seuil légal en vigueur (à vérifier)
Transfert intragroupe (ICT)Cadre, expert ou stagiaire transféré d’une entité hors UE vers le même groupe au LuxembourgLien d’emploi préalable avec l’entité d’origine ; mission définie
InvestisseurPersonne réalisant un investissement qualifiant dans l’économie luxembourgeoiseInvestissement répondant aux seuils fixés par la loi (à vérifier) ; avis du ministère des Finances
Indépendant / créateur d’entrepriseRessortissant hors UE exerçant une activité indépendanteProjet viable, honorabilité, autorisations sectorielles le cas échéant
Regroupement familialMembre de famille d’un ressortissant hors UE résidentTitre de séjour valide du regroupant (en principe au moins 1 an), logement adapté, ressources suffisantes
ÉtudiantPersonne admise dans un établissement d’enseignement supérieurInscription en cycle d’études complet à temps plein ; ressources et assurance
Working Holiday (Work & Travel)Jeune ressortissant d’un pays partenaire (programme d’échange)Tranche d’âge prévue par l’accord ; visa de 12 mois

Quelle voie d’immigration selon votre nationalité ?

Au Luxembourg, le parcours d’immigration dépend d’abord de la nationalité. Les citoyens UE, EEE et Suisse circulent librement : séjour libre jusqu’à 3 mois, puis déclaration d’arrivée à la commune et enregistrement.

Les ressortissants de pays tiers doivent, eux, obtenir une autorisation de séjour avant l’entrée, souvent après un test du marché de l’emploi via l’ADEM, puis un visa D et un titre de séjour. Des voies spécifiques existent selon le profil.

Le critère n°1 : votre nationalité

Avant toute démarche, posez une seule question : de quelle nationalité êtes-vous ? La réponse oriente tout le reste.

Citoyen UE / EEE / Suisse : vous bénéficiez de la libre circulation. Vous pouvez entrer, séjourner jusqu’à 3 mois et chercher un emploi sans autorisation préalable. Les formalités sont déclaratives, pas autorisatives.

Ressortissant de pays tiers : sauf exception (voir le cas des membres de famille d’un citoyen UE), vous devez obtenir une autorisation de séjour avant d’entrer sur le territoire. Le principe est inversé : pas d’autorisation, pas d’installation durable.

Profil particulier : certains statuts (cadre hautement qualifié, salarié transféré, investisseur, indépendant, étudiant, membre de famille) suivent des règles dédiées qui peuvent assouplir ou compléter le régime général.

Une nuance importante : un ressortissant de pays tiers qui est membre de la famille d’un citoyen UE ou luxembourgeois ne suit pas le parcours « pays tiers » classique, mais un régime distinct, plus proche de la libre circulation (voir Guichet.lu, membre de famille d’un citoyen UE).

Cela dépend notamment de votre nationalité, de votre statut familial et de l’objet de votre séjour (travail, études, investissement, famille). En cas de doute, vérifiez votre situation exacte sur Guichet.lu.

Cas 1 : citoyens UE / EEE / Suisse, la libre circulation

Vos droits. En tant que citoyen de l’Union européenne, de l’Espace économique européen (Islande, Liechtenstein, Norvège) ou de Suisse, vous bénéficiez de la libre circulation des personnes consacrée par le droit de l’Union et transposée en droit luxembourgeois. Concrètement : vous pouvez entrer au Luxembourg sur simple présentation d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours de validité ; vous pouvez y séjourner librement jusqu’à 3 mois sans autre formalité que la déclaration d’arrivée ; vous pouvez travailler, comme salarié ou indépendant, sans permis de travail ni test du marché de l’emploi.

Les formalités au-delà de 3 mois. Le droit de séjourner plus de 3 mois n’est pas automatique : il suppose d’exercer une activité (salariée ou indépendante), de disposer de ressources suffisantes et d’une assurance maladie (personne « inactive » autonome), de suivre des études, ou d’être membre de famille d’une personne remplissant l’une de ces conditions. Deux formalités s’enchaînent, auprès de l’administration communale du lieu de résidence : la déclaration d’arrivée, à effectuer dans les 8 jours suivant l’arrivée ; puis l’enregistrement, dans les 3 mois suivant l’arrivée, la catégorie d’enregistrement (travailleur, indépendant, personne disposant de ressources suffisantes, étudiant, membre de famille) déterminant les documents à fournir.

Documents usuels. Carte d’identité ou passeport valide ; selon la catégorie : contrat de travail ou attestation d’emploi, preuve d’inscription au registre de commerce pour les indépendants, justificatifs de ressources et d’assurance maladie pour les personnes autonomes, certificat d’inscription pour les étudiants. Si vos documents ne sont pas rédigés en allemand, en français ou en anglais, une traduction certifiée par un traducteur assermenté peut être exigée. Source officielle : Guichet.lu, séjourner et/ou travailler plus de 90 jours en tant que citoyen UE.

Cas 2 : ressortissants de pays tiers, l’autorisation avant l’entrée

Pour un ressortissant d’un pays hors UE/EEE/Suisse (sauf cas particulier des membres de famille d’un citoyen UE), le principe est strict : il faut une autorisation de séjour délivrée avant l’entrée sur le territoire. Une demande déposée depuis le Luxembourg est en principe irrecevable.

Étapes avant l’arrivée (exemple du salarié). D’abord, l’employeur doit déclarer le poste vacant à l’ADEM avant de recruter : c’est le point de départ du test du marché de l’emploi, destiné à vérifier qu’aucun candidat disponible localement (ressortissant de l’UE notamment) ne peut occuper le poste. Lorsqu’aucun candidat adéquat n’est présenté dans le délai prévu, l’ADEM peut délivrer un certificat autorisant l’employeur à recruter un ressortissant de pays tiers ; certains profils hautement qualifiés ne sont pas soumis à ce test. Ensuite, le futur salarié adresse une demande d’autorisation de séjour temporaire à la Direction générale de l’immigration, depuis l’étranger. Enfin, si sa nationalité est soumise à visa, il demande un visa de long séjour (type D) depuis son pays d’origine, après avoir reçu l’autorisation de séjour temporaire.

Étapes après l’arrivée. Le ressortissant effectue une déclaration d’arrivée à la commune dans le délai fixé par Guichet.lu selon le statut (les pages officielles indiquent un délai de 3 jours pour plusieurs catégories de ressortissants de pays tiers) ; la copie de cette déclaration, jointe à l’autorisation de séjour, vaut droit de séjour jusqu’à la délivrance du titre. Il se soumet au contrôle médical des étrangers (examen médical et dépistage de la tuberculose), à effectuer dès que possible. Il obtient enfin son titre de séjour biométrique, souvent valable un an pour un premier titre de salarié, renouvelable.

Rôle de l’employeur. L’employeur est un acteur central : il déclare le poste vacant à l’ADEM, fournit le contrat de travail et joue un rôle clé dans la constitution du dossier. Recruter sans avoir respecté la déclaration de poste et l’obtention des autorisations expose l’entreprise à des sanctions au titre de l’emploi de ressortissants en séjour irrégulier. Sources : Guichet.lu, travailleur salarié de pays tiers ; ADEM, déclaration de poste vacant.

Cas 3 : les voies spécifiques

Plusieurs statuts obéissent à des règles dédiées qui assouplissent ou complètent le régime général des pays tiers. Le tableau ci-dessous en donne les repères ; chaque montant ou seuil doit être confirmé sur Guichet.lu à la date de la demande.

Carte bleue européenne : réservée aux profils hautement qualifiés, elle dispense du test du marché de l’emploi mais exige un seuil de rémunération révisé périodiquement. Vérifiez impérativement le montant en vigueur à la date de votre demande, car il évolue chaque année. Source : Guichet.lu, carte bleue européenne.

Transfert intragroupe (ICT) : transpose la directive 2014/66/UE et permet de transférer un cadre, un expert ou un stagiaire d’une entité hors UE vers une entité du même groupe au Luxembourg. La durée du titre dépend de la catégorie. Source : Guichet.lu, transfert intragroupe ICT.

Investisseur : plusieurs options d’investissement existent, chacune assortie de seuils et de conditions de maintien, avec avis du ministère des Finances. Les montants étant susceptibles d’évolution, reportez-vous à la page officielle. Source : Guichet.lu, investisseur de pays tiers.

Indépendant / créateur d’entreprise : la viabilité du projet et l’honorabilité sont au cœur de l’examen, avec autorisations sectorielles le cas échéant. Source : Guichet.lu, travailleur indépendant.

Regroupement familial : conditions de ressources (appréciées par référence au salaire social minimum) et de logement adapté, pour faire venir un membre de famille d’un résident hors UE. Source : Guichet.lu, regroupement familial. Notre guide dédié : le regroupement familial au Luxembourg.

Étudiant : l’inscription ne peut en principe être finalisée sans autorisation de séjour préalable. Source : Guichet.lu, étudiant de pays tiers.

Working Holiday (Work & Travel) : programme d’échange culturel ouvert aux jeunes ressortissants de pays partenaires, avec un visa de 12 mois. Les pays partenaires et les conditions d’âge sont fixés par les accords. Source : Guichet.lu, Working Holiday.

Cadre juridique et autorités

Le droit luxembourgeois de l’immigration repose principalement sur la loi modifiée du 29 août 2008 sur la libre circulation des personnes et l’immigration, qui a abrogé la loi de 1972 et transpose plusieurs directives européennes (carte bleue, transfert intragroupe, étudiants et chercheurs, regroupement familial). Le texte coordonné et les versions consolidées sont publiés sur Légilux : loi du 29 août 2008.

Les autorités compétentes sont réparties : la Direction générale de l’immigration (ministère des Affaires intérieures) pour les autorisations de séjour, titres de séjour, regroupement familial et investisseurs ; le ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE) pour les représentations diplomatiques et consulaires et la délivrance des visas D ; l’ADEM (Agence pour le développement de l’emploi) pour la déclaration de poste vacant et le test du marché de l’emploi ; les administrations communales pour la déclaration d’arrivée et l’enregistrement des citoyens UE.

Conditions générales et coûts

Plusieurs conditions transversales conditionnent la régularité du parcours, quel que soit le statut : le bon ordre des étapes (autorisation avant entrée pour les pays tiers), le test du marché de l’emploi pour les salariés hors UE non dispensés, le seuil de rémunération de la carte bleue, les conditions de ressources et de logement du regroupement familial, la déclaration d’arrivée dans les délais, le contrôle médical pour les pays tiers, et la validité et le renouvellement du titre. Le tableau des conditions générales ci-dessous récapitule chaque exigence et le risque encouru.

Coûts. Les démarches génèrent des frais : taxe de chancellerie ou redevance pour certaines demandes (par exemple l’instruction de dossiers d’investisseurs ou la délivrance de titres), frais de visa, coûts de traduction et de légalisation, et le cas échéant honoraires de conseil. Les montants étant fixés par voie réglementaire et susceptibles d’évolution, nous ne reproduisons pas ici de tarif : reportez-vous à la page Guichet.lu de votre démarche pour le montant exact en vigueur.

Délais : théorie et pratique

Citoyens UE : formalités communales rapides, souvent traitées le jour même ou en quelques jours. La déclaration d’arrivée est due dans les 8 jours, l’enregistrement dans les 3 mois.

Salariés pays tiers : le calendrier dépend du test du marché de l’emploi, de l’instruction de l’autorisation de séjour, puis du visa D. En pratique, comptez plusieurs semaines à plusieurs mois selon la complétude du dossier et le pays d’origine.

Carte bleue / ICT : profils dispensés du test du marché de l’emploi, donc souvent plus rapides, mais soumis à l’instruction de la Direction de l’immigration.

Les délais réels dépendent notamment de la complétude du dossier, du pays de résidence, des disponibilités consulaires et de la charge des administrations. Les délais indicatifs figurant sur Guichet.lu ne valent pas garantie.

Risques juridiques et erreurs fréquentes

La matrice des risques ci-dessous recense les principaux écueils, de l’entrée sans autorisation préalable au dépassement de la durée de séjour, avec pour chacun un exemple et une mesure de prévention. Ces risques sont majoritairement évitables par une qualification correcte du parcours en amont.

Erreurs fréquentes. Croire qu’un ressortissant de pays tiers peut « venir voir » puis régulariser sur place, alors que l’autorisation se demande avant l’entrée. Confondre la déclaration d’arrivée (formalité communale) et le titre de séjour (délivré par la Direction de l’immigration). Oublier le test du marché de l’emploi côté employeur. Se fier à un seuil de rémunération de carte bleue trouvé sur un blog, alors que le montant est révisé chaque année. Négliger les traductions assermentées et les légalisations d’actes d’état civil. Laisser un titre arriver à expiration sans demander le renouvellement à temps.

Trois cas pratiques

Salariée citoyenne UE (française) recrutée à Luxembourg-Ville. Elle entre avec sa carte d’identité, signe son contrat, déclare son arrivée à la commune dans les 8 jours, puis procède à son enregistrement comme travailleuse dans les 3 mois. Aucun permis de travail, aucun test ADEM. Parcours déclaratif et rapide.

Cadre hors UE (indien) avec carte bleue européenne. Son employeur déclare le poste à l’ADEM (les hautement qualifiés étant toutefois dispensés du test du marché de l’emploi), le contrat dépasse 6 mois et le salaire atteint le seuil légal en vigueur. Le cadre demande l’autorisation de séjour depuis l’étranger, obtient son visa D, entre au Luxembourg, effectue la déclaration d’arrivée et le contrôle médical, puis reçoit son titre de séjour. Vérification indispensable du seuil de rémunération à jour.

Créateur d’entreprise hors UE (brésilien) souhaitant lancer une activité indépendante. Il prépare un projet viable, justifie de son honorabilité, obtient les autorisations sectorielles éventuelles, et dépose sa demande d’autorisation de séjour depuis l’étranger. Après visa D et entrée, il accomplit les formalités communales et médicales. Le cœur du dossier est la solidité économique du projet.

Arbre de décision : quelle voie selon votre situation ?

Êtes-vous citoyen UE / EEE / Suisse ? Si oui, libre circulation : séjour libre 3 mois, puis déclaration d’arrivée (8 jours) et enregistrement (3 mois). Si non, passez à la question suivante.

Êtes-vous membre de famille d’un citoyen UE ou luxembourgeois ? Si oui, régime spécifique « membre de famille d’un citoyen UE » (proche de la libre circulation). Si non, passez à la question suivante.

Quel est l’objet principal de votre séjour ? Travail salarié hautement qualifié : carte bleue européenne. Travail salarié (autre) : autorisation de séjour salarié plus test ADEM. Mission de groupe depuis l’étranger : transfert intragroupe (ICT). Activité indépendante ou création d’entreprise : titre indépendant. Investissement : titre investisseur. Études : titre étudiant. Rejoindre un proche résident : regroupement familial. Échange jeunesse (pays partenaire) : Working Holiday.

Dans tous les cas « pays tiers », rappelez-vous : l’autorisation se demande avant l’entrée.

Ce que retient Cerno Law Firm

Au Luxembourg, l’immigration n’est pas un parcours unique mais une arborescence dont la racine est la nationalité. Les citoyens UE, EEE et Suisse avancent par déclarations ; les ressortissants de pays tiers, par autorisations préalables ; et plusieurs voies spécifiques répondent à des profils précis.

La clé d’un dossier réussi tient à trois réflexes : identifier le bon régime dès le départ, respecter l’ordre des étapes, et vérifier chaque seuil et chaque délai sur la source officielle plutôt que sur un résumé daté. Les avocats en immigration de Cerno Law Firm accompagnent particuliers et employeurs dans la qualification du parcours, la constitution des dossiers et le dialogue avec les administrations. Pour un examen personnalisé, échangez avec notre équipe immigration.

Conditions générales et risques si elles ne sont pas respectées
ConditionExplicationRisque si non respectée
Bon ordre des étapes (pays tiers)L’autorisation de séjour doit être obtenue avant l’entrée ; une demande depuis le territoire est en principe irrecevableRefus, irrecevabilité, obligation de quitter le territoire et de recommencer depuis l’étranger
Test du marché de l’emploi (salariés pays tiers)Déclaration de poste vacant à l’ADEM préalable au recrutement, hors profils dispensésRecrutement non autorisé, sanctions pour l’employeur
Seuil de rémunération (carte bleue)Salaire annuel au moins égal au seuil légal en vigueur à la date de la demandeRejet de la demande de carte bleue
Ressources et logement (regroupement familial)Ressources stables et logement adapté pour la familleRefus du regroupement
Déclaration d’arrivée dans les délaisAuprès de la commune, dans le délai applicable à votre statutSéjour non régularisé, complications administratives ultérieures
Contrôle médical (pays tiers)Examen médical et dépistage requisRetard ou blocage de la délivrance du titre
Validité et renouvellement du titreDemander le renouvellement avant l’expiration et continuer à remplir les conditionsPerte du droit de séjour, séjour irrégulier
Matrice des risques juridiques
RisqueGravitéExemplePrévention
Entrée sans autorisation préalable (pays tiers)ÉlevéeArrivée au Luxembourg pour y déposer la demande, déclarée irrecevableDéposer la demande depuis l’étranger, avant l’entrée
Travail sans titre / hors test ADEMÉlevéeSalarié hors UE embauché sans déclaration de poste vacantRespecter la procédure ADEM et obtenir le titre avant la prise de poste
Dossier incomplet ou mal traduitMoyennePièces non traduites par un traducteur assermentéPréparer une checklist et faire traduire les documents requis
Dépassement de la durée de séjour autoriséeÉlevéeMaintien après expiration du visa ou du titreSuivre les échéances et demander le renouvellement à temps
Conditions de regroupement non rempliesMoyenneLogement jugé non adapté ou ressources insuffisantesVérifier les critères de ressources et de logement en amont
Changement de statut non anticipéMoyennePassage d’étudiant à salarié sans démarche dédiéeAnticiper le changement de statut auprès de la Direction de l’immigration

Selon votre profil

Pour le citoyen UE / EEE / Suisse

Vous bénéficiez de la libre circulation : entrée sur simple carte d’identité ou passeport, séjour libre jusqu’à 3 mois, travail salarié ou indépendant sans permis ni test du marché de l’emploi. Au-delà de 3 mois, deux formalités communales déclaratives : déclaration d’arrivée sous 8 jours, puis enregistrement sous 3 mois selon votre catégorie.

Pour le ressortissant de pays tiers

Le principe est inversé : l’autorisation de séjour doit être obtenue avant l’entrée, une demande depuis le territoire étant en principe irrecevable. Pour les salariés, l’employeur déclare le poste à l’ADEM (test du marché de l’emploi), puis viennent l’autorisation de séjour, le visa D, la déclaration d’arrivée, le contrôle médical et le titre biométrique.

Pour l’employeur qui recrute à l’international

Vous êtes un acteur central du parcours : déclaration de poste vacant à l’ADEM, fourniture du contrat de travail, constitution du dossier. Recruter un ressortissant de pays tiers sans respecter la déclaration de poste ni obtenir les autorisations expose l’entreprise à des sanctions au titre de l’emploi de personnes en séjour irrégulier.

Pour le profil spécifique

Cadre hautement qualifié (carte bleue européenne), salarié transféré (ICT), investisseur, indépendant, étudiant, membre de famille ou jeune en Working Holiday : chaque statut suit des règles dédiées. Les seuils de rémunération et d’investissement évoluent régulièrement et doivent être vérifiés sur Guichet.lu à la date de la demande.

Sources officielles

Cet article est une information générale et ne constitue pas un conseil juridique. Pour un avis adapté à votre situation, demandez une consultation.

FAQ

Questions fréquentes

Ai-je besoin d’un titre de séjour selon ma nationalité ?

Tout dépend de votre nationalité. Les citoyens UE, EEE et Suisse n’ont pas besoin de titre de séjour : ils circulent librement et accomplissent de simples formalités déclaratives à la commune. Les ressortissants de pays tiers doivent, eux, obtenir une autorisation de séjour avant l’entrée, puis un titre de séjour biométrique délivré par la Direction de l’immigration.

Les citoyens UE ont-ils besoin d’un permis pour travailler au Luxembourg ?

Non. Les citoyens de l’UE, de l’EEE et de la Suisse bénéficient de la libre circulation et peuvent travailler comme salariés ou indépendants sans permis ni test du marché de l’emploi. Les seules formalités sont la déclaration d’arrivée à la commune dans les 8 jours, puis l’enregistrement dans les 3 mois selon leur statut.

Quelle démarche pour un ressortissant de pays tiers ?

Le régime des pays tiers impose d’obtenir une autorisation de séjour avant l’entrée, depuis l’étranger. Pour un salarié, l’employeur déclare d’abord le poste vacant à l’ADEM (test du marché de l’emploi), puis le futur salarié demande l’autorisation de séjour temporaire, un visa D si requis, et accomplit après l’arrivée la déclaration communale, le contrôle médical et l’obtention du titre.

Quelle est la différence entre déclaration d’arrivée et titre de séjour ?

La déclaration d’arrivée est une formalité communale qui enregistre votre adresse de résidence. Le titre de séjour, lui, est un document délivré par la Direction de l’immigration qui matérialise votre droit de séjourner durablement (pour les ressortissants de pays tiers). Les deux sont distincts et complémentaires : l’un ne remplace pas l’autre.

Un ressortissant hors UE peut-il venir au Luxembourg puis demander son titre sur place ?

En principe non. Le régime des pays tiers impose d’obtenir une autorisation de séjour avant l’entrée, depuis l’étranger. Une demande déposée depuis le territoire est généralement irrecevable. Faire l’inverse expose à un refus et à l’obligation de recommencer la procédure depuis le pays d’origine.

Qu’est-ce que le test du marché de l’emploi ?

Avant de recruter un salarié de pays tiers, l’employeur déclare le poste vacant à l’ADEM, qui vérifie qu’aucun candidat disponible localement ne peut l’occuper. Si aucun candidat adéquat n’est présenté dans le délai prévu, l’ADEM peut délivrer un certificat autorisant le recrutement d’un ressortissant de pays tiers. Certains profils hautement qualifiés en sont dispensés.

Quel est le salaire minimum pour la carte bleue européenne ?

Il existe un seuil de rémunération annuel, révisé périodiquement (en pratique chaque année). Nous ne reproduisons pas de montant ici car il évolue : vérifiez impérativement la valeur en vigueur à la date de votre demande sur la page Guichet.lu dédiée à la carte bleue européenne avant de vous engager.

Qu’est-ce que le transfert intragroupe (ICT) ?

C’est un régime, issu de la directive 2014/66/UE, qui permet à une entreprise d’un pays tiers de transférer un cadre, un expert ou un stagiaire vers une entité du même groupe située au Luxembourg, pour une mission définie. La durée du titre dépend de la catégorie de la personne transférée. Les conditions exactes figurent sur Guichet.lu.

Qu’est-ce que le visa D ?

Le visa de type D est un visa de long séjour, demandé depuis le pays d’origine après obtention de l’autorisation de séjour, lorsque la nationalité du demandeur est soumise à visa. Il permet l’entrée sur le territoire en vue de la délivrance du titre de séjour. Les ressortissants dispensés de visa accomplissent directement la déclaration communale.

Combien de temps durent les démarches pour un salarié hors UE ?

Cela dépend notamment du test du marché de l’emploi, de l’instruction de l’autorisation de séjour et des délais consulaires pour le visa D. En pratique, le parcours s’étale de quelques semaines à plusieurs mois. Les délais indicatifs publiés par les autorités ne constituent pas une garantie.

Existe-t-il une voie « investisseur » au Luxembourg ?

Oui. Un ressortissant de pays tiers réalisant un investissement qualifiant dans l’économie luxembourgeoise peut solliciter un titre de séjour investisseur, avec avis du ministère des Finances. Plusieurs options d’investissement existent, assorties de seuils et de conditions de maintien. Les montants étant susceptibles d’évolution, vérifiez-les sur Guichet.lu.

Que se passe-t-il si mon titre arrive à expiration ?

Vous devez demander le renouvellement avant l’échéance et continuer à remplir les conditions du titre. À défaut, votre séjour peut devenir irrégulier, avec un risque d’obligation de quitter le territoire. Anticipez toujours les échéances et préparez le renouvellement plusieurs semaines à l’avance.

Vous avez une question juridique au Luxembourg ?

Décrivez votre situation et recevez une première orientation juridique et une estimation d’honoraires, avant tout engagement. Chaque demande est analysée par Maître Cora Maglo, avocate à la Cour, Liste I du Barreau de Luxembourg depuis 2009.

Pourquoi nous contacter ?

  • Réponse sous 48 heures ouvrées
  • Secret professionnel garanti
  • Honoraires annoncés à l’avance
  • Un seul avocat référent
  • Entreprises, investisseurs et particuliers

Quelques minutes suffisent pour soumettre votre dossier.